On entend de plus en plus le terme slow travel, utilisé dans différents contextes. Je vais ici partager avec toi ma vision du slow travel, mais je te recommande de lire d’autres blogs, de parler à d’autres personnes et de te faire ta propre définition! Il n’y a pas UNE vérité.
Qu’est-ce que le slow travel?
Slow travel signifie voyage lent, et revient donc à l’idée de prendre son temps en voyage. C’est l’opposé du fast travel, qu’on pourrait illustrer par le fait de prendre l’avion pour un week-end, de se retrouver dans un autre pays et de se presser pour visiter tous les incontournables en moins de 48 heures.
Pour moi, le slow travel nous incite a :
- Se déplacer avec des moyens de transport alternatifs, et donc d’éviter de prendre l’avion pour se téléporter dans une destination lointaine en quelques heures. Le mouvement du slow travel prend de l’ampleur et est de plus en plus associé au voyage bas-carbone : le train, le bateau, le vélo, le stop et les déplacements a pied. Je t’en parle plus dans le guide Voyager autrement.
- Rester plus longtemps à une destination pour pouvoir vraiment s’imprégner des lieux, de la culture, de la vie quotidienne. Avoir le temps d’aller aux endroits que les touristes pressés sautent, mais qui sont des pépites de la communauté locale. Se faire une routine. Apprendre la langue. Vraiment apprécier sans pression de cocher des cases.

De mon côté, je me suis donc lancée le défi en 2025 de partir de la Belgique pour rejoindre l’Australie par voie terrestre et maritime. Spolier alert : je n’ai pas toujours réussi, pour des raisons logisitques, administratives et géopolitiques. Mais j’ai fait une bonne trotte sans avion en prenant beaucoup de trains, notamment des trains de nuit, des bus et bien sûr des bateaux. Parfois j’ai avancé bien plus vite que j’aurais voulu, mais au final, les moments passés dans les transports demeurent parmi les plus beaux du voyage.
C’est devenu trop facile d’embarquer dans un avion et être quelques heures plus tard a l’autre bout de la planète, on connaît les procédures, toujours les mêmes, et on est dans des lieux isolés du monde : les aéroports, les airs. Dans les bus et les trains, même dans les ferries, on avance si lentement qu’on a le temps de voir la vie locale et les paysages défiler. On se retrouve a dormir a côté d’inconnus qui nous racontent leurs histoires. Le trajet est, sans aucun doute, vécu plus intensément.
Et ressortir d’un tel transport avec la tête pleine de paysages, le coeur rempli de contact humain… ça fait que mettre le pied a destination est beaucoup plus savoureux.
Comment planifier un voyage en slow travel
La beauté du slow travel, c’est qu’il ne requiert généralement pas de tout planifier en avance, car une grande partie de cette philosophie de voyage est à mon sens de laisser place à l’improvisation et aux ressentis.
Ce n’est pas voyager dans la facilité : il est souvent compliqué de trouver des informations sur les transports disponibles, la réservation des billets, etc.
Pour t’aider, j’ai préparé quelques guides pratiques :
- Voyager en train
- Voyager en bateau
- Voyager à vélo (à venir)
Je te recommande aussi de jeter un coup d’œil à la page ressource de ce site, et surtout de télécharger le guide gratuit “5 clés pour planifier un voyage alternatif”, qui te donnera toutes les informations pratiques pour bâtir ton voyage.
La communauté l’Alibi est aussi une des meilleures façons d’avoir des informations pour planifier ton voyage, tu peux la rejoindre ici sur Discord.
Meilleures expériences de slow travel
Durant mon voyage de la Belgique à l’Australie en grande partie sans avion, j’ai vécu des expériences magiques. Traverser les déserts de l’Ouzbékistan en train, prendre un bus avec plus de boîtes que de passagers entre le Vietnam et le Laos ou encore…. Mais deux de mes expériences préférées sont les voyages par voie maritime : le ferry local en Indonésie et le bateau-stop pour rejoindre l’Australie.
Si tu aimes le format vidéo, je te laisse ici les reportages réalisés sur ces traversées.
Bref, j’espère que cet aperçu du slow travel t’a aussi donné envie d’essayer une façon différente de voyager!
FAQ
Le slow travel, c’est quoi ?
Le slow travel consiste à réduire le nombre d’étapes et à passer plus de temps dans chaque lieu. Concrètement, cela peut vouloir dire rester une semaine dans une même ville au lieu d’en visiter quatre, privilégier le train au lieu de l’avion quand c’est possible, ou organiser son séjour autour de rencontres et d’activités locales plutôt que d’une liste de sites à cocher.
Est-ce que le slow travel est plus écologique ?
Pas nécessairement. Voyager lentement peut réduire l’empreinte carbone si cela implique moins de vols long-courriers ou davantage de transports terrestres. Mais tout dépend des choix effectués : multiplier les trajets en voiture individuelle sur de longues distances peut annuler cet effet.
Le slow travel repose surtout sur une cohérence globale : moins de déplacements, des séjours plus longs, une consommation plus réfléchie sur place.
Faut-il avoir beaucoup de temps pour voyager en slow travel ?
Non, mais cela demande d’accepter de voir moins. Même avec dix jours de congé, il est possible de choisir une seule région plutôt qu’un circuit intensif. La logique reste la même : limiter les changements d’hébergement, réduire le temps passé dans les transports et laisser de l’espace aux imprévus.
Le slow travel ne dépend pas uniquement de la durée, mais de la manière dont on utilise le temps disponible.
Le slow travel coûte-t-il plus cher ?
Généralement non. Voyager lentement réduit aussi les dépenses liées aux transports, qui est une grande partie du budget en voyage. Rester plus longtemps au même endroit permet aussi souvent de négocier des tarifs à la semaine ou au mois pour un logement.
Cependant, certains modes de transport alternatifs (train international, bateau, etc.) peuvent être plus coûteux qu’un vol low-cost.
Le slow travel est-il compatible avec le travail à distance ?
Oui, et c’est souvent ainsi qu’il devient possible sur des périodes longues. Le nomadisme digital, les missions freelance ou les congés sabbatiques permettent de rester plusieurs semaines dans un même lieu. Cela demande toutefois une bonne connexion internet, une bonne organisation et un logement ayant un espace adapté.
