Et si on traversait la Belgique… à vélo cet été ?
En quête perpétuelle d’aventures à vivre et d’histoires à raconter, c’est de cette simple question qu’est né notre projet : parcourir le plat pays de part en part avec mes deux amis, Nicola et Tzijian.
« Plat », vraiment ? Laisse-moi te dire que nos cuisses ne seront pas d’accord : les montées, elles, sont bien présentes !
Avec ses 30 689 km², la Belgique fait partie des plus petits pays d’Europe, mais elle se prête étonnamment bien à une aventure à vélo grandeur nature. Notre défi est simple sur le papier : partir de la ville la plus au sud, Arlon, pour rejoindre l’une des plus au nord, Knokke. 330 kilomètres, trois jours, trois amis… et une belle collection d’histoires à raconter.
- J1 de la Belgique à vélo, Les premiers kilomètres: Arlon – Saint-Hubert (65/330 KM)
- J1 de la Belgique à vélo, deuxième étape : Saint-Hubert – Ciney (110/330 km)
- J2 de la Belgique à vélo : Ciney- Bruxelles (220/330 km)
- J3 de la Belgique à vélo : Bruxelles – Knokke (330/330 km)
- FAQ
- Obtiens ton e-book gratuit : 5 clés pour un voyage alternatif
J1 de la Belgique à vélo, Les premiers kilomètres: Arlon – Saint-Hubert (65/330 KM)
Ce n’est pas à trois, mais à deux que cette aventure commence. Malheureusement, notre ami Tzijian n’a pas pu nous suivre pour ces deux premiers jours de traversée, mais il nous rejoindra pour la dernière étape du programme, au troisième jour à Gand.
De notre côté, avec Nicola, la journée commence très tôt. L’idée est de prendre le premier train au départ de Mons pour arriver le plus tôt possible à la gare d’Arlon, où notre étape pourra enfin débuter. Après un train raté et environ quatre heures de trajet, nous arrivons à destination. La gare SNCB d’Arlon est officiellement notre point de départ.

C’est parti ! Nous enfourchons nos vélos, motivés par l’idée de traverser la Belgique à vélo. Au fil de nos coups de pédale, la région du Luxembourg se dévoile : verdoyante, généreuse envers la nature. Les routes serpentent entre champs, bois et forêts, souvent désertes, comme si elles nous étaient réservées. Un sentiment de liberté nous envahit, cette impression que tout devient possible et que nos vélos peuvent nous mener absolument partout.
“Il fallait, avancer, on a commencé tard, mais les paysages étaient assez rapidement magnifique et c’est vite devenu un gros kiff d’être là entre potes dans nos belles Ardennes belges”
Nicola P.
Les kilomètres défilent et les premières difficultés apparaissent. Le terrain est assez vallonné et les montées s’enchaînent. Les jambes brûlent et le souffle se fait plus court. L’énergie baisse, le moral vacille par moments. Une pause s’impose ! Après 65 kilomètres d’effort, la ville de Saint-Hubert apparaît enfin. Sa basilique se dresse devant nous, majestueuse et rassurante, comme une récompense bien méritée. L’heure du repas sonne, et avec elle, un regain de forces avant de reprendre la route et nos vélos.

💡 Nos TIPS pour un voyage à vélo :
Prendre le train avec son vélo en Belgique n’est pas toujours simple, mais c’est tout à fait faisable. Pour plus de confort, pensez à consulter l’application afin de vérifier la présence d’une cabine dédiée aux vélos.
Évitez les heures de pointe si possible : vous voyagerez plus sereinement et éviterez la sensation d’être à l’étroit avec votre matériel.
Voyagez léger : ne vous surchargez pas. Un vélo plus léger sera votre meilleur allié, surtout dans les montées. Pour trois jours de voyage, une seule tenue de rechange est largement suffisante.
La pâte de fruits, votre meilleure amie : pensez aux petits snacks sucrés, gourmands et réconfortants. Ils redonnent un vrai coup de peps dans les moments difficiles et se glissent facilement dans une sacoche.
J1 de la Belgique à vélo, deuxième étape : Saint-Hubert – Ciney (110/330 km)
La reprise après la pause est difficile. Le soleil tape désormais plus fort, alourdissant des corps déjà fatigués, et les montées s’enchaînent sans répit. Plus de la moitié de la distance prévue pour la journée est désormais derrière nous, mais le plus éprouvant semble encore à venir. On savoure chaque descente comme un petit répit, tandis que chaque montée (bien plus nombreuses) nous épuise un peu plus. Les kilomètres se font sentir, un à un, dans les jambes comme dans la tête.
“Je me souviens juste avoir lâché quelques larmes de fierté après avoir fini une des plus longues côtes de ma vie après le passage de Saint-Hubert. Elle était en plusieurs morceaux et a duré au moins une bonne demi-heure dans mon souvenir.”
Nicola P.
Enfin, Ciney apparaît. L’arrivée se dessine, synonyme de soulagement et de fierté. Mais une fois sur place, un autre problème se présente à nous. Ciney est un petit village, sans véritables infrastructures pour accueillir les voyageurs, pas d’hôtel, pas d’auberge. Nous nous retrouvons donc sans solution pour la nuit, contraints de nous tourner vers des alternatives : loger chez l’habitant.
Après quelques tentatives et différentes approches, c’est sur la Grand-Place que la rencontre a lieu : un père de famille, ancien voyageur lui aussi, accepte de nous ouvrir sa porte pour la nuit. Nous sommes très bien reçus : une chambre confortable, une douche bien méritée. Finalement, ce sont souvent ces imprévus qui nous permettent de savourer cette traversée de la Belgique à vélo.



💡 Nos TIPS pour Dormir chez l’habitant:
Choisir un lieu stratégique : cherchez des endroits où les gens sont détendus et disponibles pour discuter, plutôt que pressés ou sur la défensive. Un bar, un café, une place animée sont des lieux où il y a plus de chances de tomber sur des personnes ouvertes à la rencontre et à la demande d’hébergement.
Aborder en fin de journée (18h-20h) . Les gens sont détendus après le boulot, ouverts à discuter, mais pas encore fatigués du soir.
Expliquez d’abord en quoi consiste votre projet et qui vous êtes, puis demandez un hébergement. Vous pouvez vous appuyer sur des photos pour inspirer confiance et créer de la sympathie
Si vous avez une tente, proposez de dormir dans le jardin ou la cour. C’est beaucoup plus simple à accepter qu’une nuit dans la maison. Ça respecte leur intimité tout en te donnant un abri sûr pour la nuit.
Si vous souhaitez anticiper la recherche, des sites existent aujourd’hui pour faciliter la rencontre entre les hébergeurs et les voyageurs.
Couchsurfing.com est un site et une appli qui mettent en contact des voyageurs cherchant un hébergement et des habitants prêts à les accueillir gratuitement pour quelques nuits.
Warmshowers est un site et une appli d’hébergement gratuit dédiés aux voyageurs à vélo, qui mettent en relation cyclistes itinérants et hôtes prêts à les accueillir chez eux pour une douche chaude, un couchage et un moment de partage.
J2 de la Belgique à vélo : Ciney- Bruxelles (220/330 km)
Le réveil sonne un peu avant 8 h. Le sommeil a été réparateur, mais nos jambes protestent déjà : les courbatures d’hier s’accrochent aux mollets. Heureusement, notre hôte nous accueille avec un bon petit-déjeuner, de quoi nous redonner la motivation pour repartir. La solidarité entre voyageurs existe vraiment, et c’est beau d’en être témoin.
Les premiers coups de pédale brûlent encore un peu, puis le rythme revient. Le paysage s’aplanit, la route se fait plus douce, et on reprend plaisir d’avancer. Après une trentaine de kilomètres, on atteint Namur et on s’offre une pause au bord de la Meuse, face à la citadelle.Le reste de la journée défile tranquillement : Gembloux, Louvain-la-Neuve, Wavre… jusqu’à Bruxelles, en fin de journée. Plus de la moitié du projet de la Belgique à vélo est derrière nous ; on marque le coup avec une glace au Bois de la Cambre et une bière fraîche sur la Grand-Place.

La nuit tombe sur la capitale. Cette fois, pas de stress pour l’hébergement, des amis nous ouvrent leur porte. L’occasion de partager une soirée et un bout d’aventure avec eux. Au fond, les voyages, c’est ça : des rencontres, des retrouvailles, et un peu de dépassement de soi.
J3 de la Belgique à vélo : Bruxelles – Knokke (330/330 km)
Et c’est parti pour le 3e et dernier jour de la traversée de la Belgique à vélo. Rouler un dimanche matin dans les rues de Bruxelles, c’est un régal! Circulation fluide, brise légère sur le visage, une super façon de redécouvrir la ville et de lancer la journée. Le premier objectif du jour est de rejoindre Gand avant midi pour nos 275 km cumulés, et surtout de retrouver notre ami Tzijian à la gare où il nous attend pour nous rejoindre dans l’aventure.
“J’étais impatient de retrouver Nico et Lucas, qui se sont lancés dans ce challenge un peu fou, et de partager les derniers kilomètres de ce défi avec eux. Je voulais soutenir mes amis dans les derniers kilomètres. J’étais sûr qu’ils allaient réussir, mais ils avaient besoin d’un petit coup de boost au moral.”
Tzijian C.
Nous retrouvons comme prévu Tzijian au point de rendez-vous. Le voir rouler à nos côtés nous donne un regain de motivation, l’arrivée est proche et nous le sentons !



Rouler en Région flamande est un vrai plaisir , les pistes cyclables sont abondantes et bien entretenues, la route est majoritairement plate et les paysages sont très beaux. On se rapproche , l’air a un goût de mer , on se sent en vacances dans un pays lointain, la langue néerlandaise sonne comme une mélodie de victoire.
Puis, enfin, le premier panneau apparaît : Knokke – Heist.

L’excitation monte à chaque coup de pédale. Les jambes brûlent un peu, mais le cœur bat plus vite encore. Là, tout au loin, la mer commence à se dessiner à l’horizon. Impossible de contenir nos cris ni cette irrésistible envie d’accélérer encore.
“J’étais ému et fier de mes potes, tout simplement. J’ai suivi leur avancée sur les 3 jours, je savais que ce n’était pas toujours évident. Donc quand on a vu la mer à l’horizon, on a commencé à crier d’émotion. On a fêté l’arrivée avec une bouteille de champagne et une bonne baignade dans l’eau qui était à -8000°C, c’était incroyable”
Tzijian C.
Et c’est finalement, après 330 km parcourus, une centaine de montées avalées, d’innombrables coups de pédale et des souvenirs plein la tête, que la traversée de la Belgique à vélo touche à sa fin. L’histoire se clôt sur la plage, face à la mer, comme une récompense ultime. Sous le dernier coucher de soleil de la mer du Nord.
À la fin c’était juste un soulagement, un relâchement, avec toutes les belles images des 3 derniers jours qui défilaient en tête Un beau sentiment d’accomplissement! Ca représentait une période où on voulait vraiment dépasser nos limites et probablement mieux connaître notre petit pays. Puis même si certains le font en une journée nous ça nous paraissait dingue même en trois jours. “
Nicola P.


Tu souhaites plonger dans notre traversée de la Belgique à vélo en image? Visionne notre reportage vidéo, réalisé par Nicola.
Pour plus de ressources sur la planification d’un voyage en slow travel, télécharge notre guide gratuit 5 clés pour un voyage alternatif .
Obtiens ton e-book gratuit : 5 clés pour un voyage alternatif
Tu as envie de sortir des sentiers battus et d’adopter un mode de voyage plus éthique, responsable et immersif? Ce guide est pour toi !
✔️ Des pistes pour repenser son rapport au voyage
✔️ Des astuces concrètes pour éviter le tourisme de masse
✔️ Des conseils pour voyager en respectant l’environnement et les cultures locales
✔️ Des récits inspirants de slow travel et le voyage sans avion
FAQ
Comment se préparer pour traverser la Belgique à vélo?
Nous avons effectué plusieurs sorties longues à vélo avant d’entreprendre la traversée de la Belgique à vélo. L’idéal est de vous entraîner avec le vélo avec lequel vous allez partir. Dans la mesure du possible, essayez de trouver des terrains vallonés pour voir comment réagit votre corps et comment se comporte le vélo.
Combien de temps faut-il pour traverser la Belgique à vélo?
Tout dépend de votre niveau! Certains peuvent y arriver en 1 jour, d’autres en 2 jours. Nous avons choisi d’opter pour la formule 3 jours, car traverser la Belgique à vélo du Sud au Nord représente 330 kilomètres et nous considérions que parcourir une centaine de kilomètres par jour était raisonnable en tant que cyclistes amateurs.
Quel itinéraire choisir pour traverser la Belgique à vélo?
Pour préparer la traversée de la Belgique à vélo, nous avons utilisé Google Maps en ayant une idée des villes auxquelles nous voulions nous arrêter. En fonction des itinéraires proposés, nous choisissons les routes secondaires loin des grands axes routiers pour avoir l’occasion de traverser des champs et des forêts.
À quelle période traverser la Belgique à vélo?
Nous avons fait la traversée de la Belgique à vélo en septembre, et la température était très agréable. Visez la période de mai à septembre pour avoir les meilleures conditions.
Enregistre cet article sur Pinterest!

